Mars 2022 — contrairement à plusieurs de ses contemporains, Martin Duford, ce jeune auteur-compositeur et interprète de 21 ans, natif de la région de Gatineau en Outaouais, n’est pas du genre à être tombé dans la marmite country à l’enfance. C’est plutôt la pop et le rock qui attisent sa fibre musicale au départ. Les chansons de Johnny Cash, que lui proposait son grand-père, lui faisaient bien miroiter cette culture américaine, quoiqu’assez loin de sa réalité.

 

Mais à l’âge de douze ans, au secondaire, Richard Groulx, (membre des formations Xception et Ka-Danse) lui enseigne les rudiments de la guitare et l’initie vraiment au genre country en lui faisant découvrir des compositions d’artistes locaux tels que Xception, Carol Renaud ou Ghys Mongeon.

Son premier extrait radio, Ma passion, une parution indépendante autobiographique qui a vu le jour au début de 2019, annonçant la parution de son premier album Ce que je suis, relate d’ailleurs ces premiers moments de découverte, la naissance d’une passion dévorante :

J’me souviens quand mon père m’a donné ma première guitare

J’aurais jamais pensé que j’étais pour en jouer, un moment donné

 

Mais quand mon chum Richard m’a appris une couple d’accords

 

J’vous le dis, j’ai commencé à capoter, pis la piqure m’a pogné !

 

 

Après quelques mois d’exercice et avec une certaine assurance sur son instrument, Martin prend le goût de chanter et d’explorer tous les genres du country, du bluegrass au country rock, du western au new country.

 

« J’aime pas mal toutes les branches de la musique country et c’est ce que je voulais que mon premier album projette. Je crois que le défi a été réussi. J’ai toujours de la musique qui joue chez moi et qui nourrit mon inspiration, en passant de Brad Paisley au groupe Kaïn, et de Brooks & Dunn aux 2Frères », explique l’artiste.

 

Mais comment les compositions lui viennent-elles ? De toutes les façons, en réalité. Plus facile de composer les paroles sur une musique qu’il a déjà écrite. Mais l’inspiration d’un thème en particulier peut imposer l’ordre contraire. Pour la chanson à saveur bluegrass Barbe Bleue, l’artiste a décidé de ressortir une vieille histoire de son grand-père. Avec Négligent, une composition plus introspective, il dévoile ses valeurs les plus personnelles.

 

Une anecdote intéressante : le chanteur country bien connut Irvin Blais, avec qui Martin avait chanté dans une soirée privée, lui avait signifié avoir beaucoup aimé Négligent. Quelques mois plus tard, à l’occasion du lancement de son album Ce que je suis, Irvin s’est pointé et est monté sur scène pour inviter le public à bien en écouter les paroles, en fin de programme !

 

Avant même d’atteindre la vingtaine, Martin Duford a développé une forte présence scénique. Il a participé au Concours de la relève culturelle de Gatineau, à sa Maison de la culture en 2017 et 2018. La première année, il s’était mérité l’occasion de se produire en première partie de Guylaine Tanguay, au Festival de Montgolfières de Gatineau. Martin s’est aussi produit à deux reprises sur la scène La Forge Loto-Québec, au prestigieux Festival western de St-Tite et dans plusieurs autres festivals country à travers le Québec, dont Saint-André-Avelin, Saint-Antoine-Abbé, Gatineau, Bowman, Val-des-Monts, Lac-des-Loups, Fort-Coulonge et aussi à Wendover, en Ontario. À l’été 2020, les festivals de Notre-Dame-de-la-Salette, Lac-des-Écorces, Blue Sea en Fête et Saint-Barthélemy étaient sensé le recevoir à leur tour.

 

En à peine quatre ans, force est d’admettre que Martin Duford a su s’imposer dans cette culture musicale des plus florissante au Québec. Après ce baptême par le feu, la parution d’un premier album et plusieurs spectacles devant des publics déjà conquis, qui chantent ses compositions avec lui, tout à fait normal que son objectif précis pour les prochains mois soit de faire paraître un deuxième album au courant de l’année 2022, mais cette fois à saveur country pop. La Première partie de cet album est déjà lancé sur toutes les plateformes numériques.

Travaillant maintenant avec Stéphane Déraspe à la réalisation de son nouveau matériel, Martin Duford évolue vers un son plus pop, à la country américaine, comme on peut entendre dans les stations anglophones qui tourne des artistes tels que Luke Combs, Luke Bryan, Morgan Wallen, Brett Kessell, Lady A, mais toujours avec des paroles en français qu’il a lui-même écrites. Ce sont des musiciens du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de Nashville qui sont derrière les mélodies de ses nouvelles créations, notamment Danny Bourgeois, Aaron Currie, John-Anthony Gagnon-Robinette, Ben Rutz, Eddy Dunlap, Dimitri Lebel-Alexandre et, évidemment, Stéphane Déraspe.

Sur les médias sociaux, surtout sur la plateforme Tiktok, l’auteur-compositeur-interprète partage du contenu quotidiennement. Depuis les 8 derniers mois, ses vidéos ont générés plus de 6 millions de visionnements, plus de 22 000 personnes se sont abonnés à ses médias sociaux, des dizaines de milliers de commentaires, de messages privés et de témoignages de gens qui apprécient sa musique, ses chansons sont écoutées 15X plus sur Spotify, des collaborations incroyable à venir … Tout cela en l’espace du 2/3 d’une année. Avec un album complet à venir cet été, la carrière du chanteur de 21 ans est à l’aube de quelque chose de grand.